AVIS SUR L'ARRET DE BEL AGE/ENTOURAGE

- 2 mars 2001 -

 

Consulté ce jour sur le projet d'arrêt des publications Bel Age/ Entourage dans le cadre du Livre IV du Code du travail, le Comité d'entreprise rend un avis négatif à ce projet. Le C.E. considère que l'arrêt de ces titres risque en effet de se révéler préjudiciable au développement du secteur senior et de l'entreprise dans son ensemble.

Tant le rapport de l'expert comptable du C.E. sur le plan social afférent à ce projet que l'étude réalisée par la commission technique économique avec l'expert et les débats en séance ont mis en évidence les points suivants:

 

1. Entourage avait trouvé son équilibre financier avant d'être réduit à un simple supplément de Bel Age en 1999. Cette décision qui constituait déjà un arrêt du titre en tant que tel, avait été prise sans consultation du C.E., au mépris de la procédure.

Le C.E.  réaffirme qu'un titre sur la dépendance peut vivre à Bayard Presse: le marché existe et il serait parfaitement cohérent avec la philosophie d'entreprise.

 

2. Bel Age avait trouvé son lectorat, certes sur un marché qui reste en grande partie à défricher, ce que Bayard Presse a les moyens de faire. Il suffirait d'en avoir la volonté stratégique.

Or la direction n'a donné ni le temps (à peine deux ans d'existence), ni les moyens à ce magazine pour réussir son lancement. Le C.E. rappelle que les comptes de Bel Age ont été chargés en frais de structure dès sa deuxième année et que les frais fixes ont subi une dérive sans aucune tentative de les maîtriser.

 

3. L'abandon de la diversification de l'offre senior pour se recentrer sur Notre Temps apparaît comme une stratégie à courte vue. Au demeurant les changements successifs de positionnement de titre, comme ce fut le cas pour Notre Temps, ne peuvent que nuire à leur bon développement.

 

4. Enfin l'absence de nécessité économique à ce projet d'arrêt de publications est encore mis en lumière par les résultats de l'entreprise en net redressement en 2000. Si bien que la direction veut arrêter un titre alors que la marge disponible avant investissement est supérieure à celle de l'année 1998 durant laquelle elle décidait de lancer Bel Age.

 

Le Comité d'entreprise ne peut donc que demander solennellement à la direction de renoncer à ce choix purement stratégique qui, de plus, porte préjudice à une équipe compétente qui a su créer un nouveau concept éditorial de qualité.

 

 

Cet avis est adopté par 7 voix pour, 2 abstentions (CFTC).