COMITÉ INTERSYNDICAL DU LIVRE PARISIEN

CSTP                     SGLCE                       BP du SNCTLC                   SNEPL

 

SYNDICAT NATIONAL DES JOURNALISTES (SNJ-CGT)

A P P E L

Les annonces à répétition de fermeture d’entreprises et autres restructurations destructrices d’emplois choquent, à juste titre, les salariés et l’ensemble de l’opinion.

Comment accepter que des entreprises réalisant de substantiels profits se permettent de jeter leurs salariés dans le but de répondre aux exigences de leurs actionnaires ?

Comment accepter que de richissimes actionnaires, tels le président du MEDEF, Ernest-Antoine SELLIÈRE, accumulent des fortunes sur les profits réalisés dans les entreprises et n’hésitent pas à faire une croix sur la première qui se trouve en difficulté ?

Comment accepter que les services publics soient soumis à d’incessantes restructurations internes, voire à des privatisations qui en cassent la mission et la cohésion, parce que l’Etat singe ces mêmes logiques au nom de l’adaptation à la déréglementation européenne ?

Les salariés du labeur, de la presse et du livre en général n’échappent pas à cette logique destructrice :

§      l’Imprimerie Nationale, après avoir changé de statut en 1994, est aujourd’hui confrontée à un risque d’éclatement ;

§      le "Journal Officiel" voit lui aussi son statut remis en question ;

§      Hachette se désengage de l’imprimerie en cédant une à une ses entreprises ;

§      Québécor est sur les rangs pour reprendre ;

§      "France-Soir" passe aux mains d’un groupe italien...

Les titres valsent d’un propriétaire à un autre, tout cela avec un unique but, celui de sacrifier l’emploi sur l’autel des profits et des guerres financières mondialisées.

L’exigence de nouveaux droits pour les salariés grandit. C’est la raison pour laquelle le contenu de la loi de modernisation sociale en débat à l’Assemblée Nationale les 22 et 23 mai prochains constitue un enjeu considérable :

§      ou bien elle en reste aux insuffisantes mesures prévues par le gouvernement et l’effet sur le comportement des entreprises des services publics et des actionnaires sera négligeable ;

§      ou bien de véritables droits sont accordés aux salariés afin qu’ils puissent réorienter les restructurations et garantir la pérennité des emplois.

Le Comité inter vous invite toutes et tous à la mobilisation et l’intervention, à l’occasion du débat sur la loi dite de « modernisation sociale ». Il vous donne rendez-vous le :

MARDI 22 MAI 2001, À 15 h 00,
de Montparnasse à l'Assemblée nationale