DÉCLARATION DU COMITE D'ENTREPRISE

AU CONSEIL DE SURVEILLANCE

Le Comité d’entreprise avait déjà plusieurs fois exprimé à la Direction son désaccord sur le projet  d’arrêt de Bel Age et Entourage : pour nous, cela reste une erreur de stratégie sur le secteur Senior ; par ailleurs, une solution alternative à la fermeture n’a clairement pas été explorée (partenariat).

Aujourd’hui, la Direction déclare son projet d’arrêter aussi Eurêka et de réduire encore les coûts de production éditoriale de Côté Femme (suppression de 5 emplois!). Or, ces solutions avaient été clairement écartées par la Direction lors de ses annonces aux équipes et aux élus en octobre dernier. Une fois de plus, c’est « la plus mauvaise des solutions » qui a été choisie.

Ainsi, non seulement Bayard renonce à la diversification de son offre Senior mais il abandonne un pan entier de son activité éditoriale : celui de la culture au plus grand nombre. Pour le Comité d’entreprise il s’agit là d’une nouvelle erreur de stratégie. Le rapport d’étape que nous venons de vous remettre le montre aussi.

Mais surtout, cette stratégie s’accompagne d’une politique sociale inacceptable :

-          une réduction des effectifs contraires aux objectifs de notre accord 35 heures où le développement de l’emploi était pourtant prioritaire ;

-          des objectifs de marge qui condamnent définitivement les activités déficitaires ;

-          enfin une réduction d’activité face au développement annoncé.

Dans l’entreprise, la tension et l’incompréhension dominent. Les équipes se sentent écartées, méprisées. Les changements d’orientation se font sans elles. Bref, le climat social est malsain, les salariés et leurs élus ont perdu toute confiance dans leur direction.

Il y a quatre ans, au début du mandat du Directoire, nous ne pensions pas que Bayard Presse serait, en 2001, dans une telle situation sociale, avec des grèves, des articles dans la presse, voire des procès. Triste bilan et beau gâchis.

Au nom des élus, au nom des salariés, nous vous demandons solennellement de prendre en compte ces préoccupations.

Paris, le 25 janvier 2001