EGALITE PROFESSIONNELLE POUR LES FEMMES

En France, près de la moitié des salariés sont des femmes.
ELLES REPRESENTENT 63 % DE L’EFFECTIF TOTAL DE BAYARD PRESSE


SUR LE PLAN NATIONAL, malgré la régression de la notion de « salaire d’appoint », l’écart entre les salaires féminins et masculins reste de 27 % en moyenne.
Les salaires les plus faibles sont à 85 % féminins et les plus élevés seulement à 27 %.
Il y a de plus en plus de femmes diplômées, une plus forte proportion de cadres féminins mais, dans le même temps, il reste toujours des inégalités criantes ! Le rapport remis au gouvernement « Davantage de mixité professionnelle pour plus d’égalité entre les femmes et les hommes »(1) pointe trois obstacles majeurs à la réussite professionnelle des femmes :
- l’orientation scolaire des filles
- la répartition des rôles dans la famille
- le fonctionnement des entreprises.


A BAYARD (2)

83 % DES EMPLOYES SONT DES FEMMES
Leur salaire* est supérieur de 3 % à celui des hommes employés. Les secteurs très féminisés sont souvent dévalorisés et sous-rémunérés ; cela tire les salaires masculins vers le bas, ce qui explique cette apparente non-discrimination.

76 % DE FEMMES CHES LES AGENTS DE MAITRISE
Leur salaire est inférieur de 15 % à celui d’un homme agent de maîtrise.

55 % DE FEMMES CHEZ LES CADRES
Leur salaire* est inférieur de 35 % à celui d’un homme cadre (même taux qu’au plan national pour les cadres du secteur privé).

On note une relative sous-représentation des femmes chez les cadres, alors qu’elles apparaissent sur-représentées chez les agents de maîtrise. Pour une étude plus poussée, il faudrait disposer de la répartition par sexe dans chacune des catégories, échelon par échelon. On sait, par exemple, que les cadres supérieurs comptent une très faible proportion de femmes : en 1998, sur 14 chefs de département, une seule femme !

58 % DES JOURNALISTES SONT DES FEMMES
Leur salaire* est inférieur de 14,5 % à celui d’un homme journaliste.
Si les rédacteurs en chef sont majoritairement des hommes (60 %), plus des 4/5es des secrétaires de rédaction (82 %) sont des femmes.

A Bayard, comme ailleurs, ce n’est pas un hasard si certains départements comptent une importante proportion de femmes : conséquence du rôle traditionnel qui leur est imparti dans la société : la santé, l’assistance, l’éducation. En France, les femmes sont concentrées sur moins du tiers des emplois. Ainsi, à Bayard elles sont :

- à la PRESSE JEUNE : 76,5 % de l’effectif (toutes catégories)
- à LA PRESSE SENIOR : 74,7 % de l’effectif (toutes catégories)
- à CAPITAL SANTE : : 8 journalistes = 8 femmes
- sur l’ensemble des journalistes de la presse jeune : 81 % de femmes
- pour les journalistes de la petite enfance : 85 % de femmes


LA PRECARITE

1 – LES TEMPS PARTIELS
Les temps partiels sont généralement fortement concentrés dans les basses rémunérations et ils aggravent encore les inégalités de salaires entre hommes et femmes. Au plan national, 82 % des salariés à temps partiel sont des femmes. A Bayard, le pourcentage est de 84 % (3).
Nous demandons la possibilité de passer à temps plein pour l’ensemble des temps partiels subis.

2 – LA PRECARITE
Les contrats précaires touchent très majoritairement les femmes. A Bayard, 75 % des CDD sont des femmes, surtout des employées (37 % de l’effectif CDD total) et les journalistes (20 % - soit sur un total de 30 journalistes en CDD, 73 % de femmes).
Sur 120 pigistes définis par le protocole d’accord préélectoral, il y a 46 % de femmes.

LA MOBILITE DES FEMMES REPRESENTE 71 % DES MOUVEMENTS INTERNES.


LE CUMUL TRAVAIL DOMESTIQUE – TRAVAIL SALARIE
80 % de l’activité ménagère repose sur les femmes ! « Cette question de la répartition des tâches n’est pas si futile : elle en conditionne beaucoup d’autres, notamment l’engagement professionnel des femmes et leur place dans la société »(4).
Parmi les mesures qui pourraient permettre aux hommes, comme aux femmes, d’assumer mieux leur responsabilité parentale, on peut citer l’attribution de jours de congés pour garde d’enfant malade sans retenue de salaire, sur présentation d’un certificat médical, mesure qui existe déjà dans certaines conventions collectives.

Nous demandons : DES MESURES CONCRETES

- A travail égal, salaire égal : la loi existe, elle doit être appliquée effectivement et non pas rester virtuelle.
- Une étude précise sur la promotion professionnelle des femmes ; il s’agit de vérifier que la mise en œuvre des procédures de promotion ne défavorise pas l’accès des femmes à la promotion, notamment du fait du congé de maternité.
- La mise en œuvre de l’égalité des chances par la promotion prioritaire et temporaire de femmes, ayant la qualification requise, aux postes auxquels elle ont peu ou pas accès.
- Une distribution plus équilibrée des femmes et des hommes dans les différentes actions de formation, notamment les formations qualifiantes.
- La transformation des contrats précaires en CDI.
- La suppression du travail à temps partiel contraint.
- Des jours de congés pour garde d’enfant malade, sans retenue de salaire, sur présentation d’un certificat médical.

Vous voulez en discuter, faire des propositions, vous procurer l’ensemble du rapport, contactez :
Agnès Beaudemont (poste 58 14) - Myriam Beaudet (poste 69 36),
Gisèle Ginsberg (poste 58 94), Bruno Casseau (poste 52 96) - Antoine Peillon (poste 69 84).
LA SECTION SYNDICALE CGT