La
réaction d'Israël aux conclusions de la conférence contre le racisme de l'ONU
à Durban
Communiqué
par le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, le 10
septembre 2001
Israël
regrette qu’une conférence mondiale, dont le but déclaré était
d’aborder les différentes façons de traiter le phénomène universel qui
provoque des souffrances à des millions de personnes partout dans le monde,
se soit concentrée sur un conflit politique spécifique n’ayant aucun
rapport avec le racisme.
En
même temps, Israël exprime sa satisfaction sur le fait que les paragraphes
ou les ébauches contenant des accusations et incitations à l’encontre
d’Israël et du peuple juif aient été supprimés des déclarations
finales. En agissant ainsi, le monde a rejeté les tentatives faites par des
pays arabes extrémistes de détourner le contenu de la conférence, en le
transformant en tribune de dénigrement d’Israël. Le projet de texte
qui a été adopté à Durban après le retrait d’Israël et des États-Unis
n’est pas idéal et nous aurions des objections à faire. Néanmoins, ce
texte est substantiellement différent des résolutions venimeuses que les
pays extrémistes ont souhaité adopter. Pendant la conférence, les États
non démocratiques ont échoué dans leur tentative de dicter le fond et
la forme en matière de Droits de l’Homme aux États éclairés, et n’ont
pas réussi à transformer la conférence en un théâtre de l’absurde.
Le
jour qui a été choisi par les États-Unis et Israël pour se retirer a
constitué un moment critique. Beaucoup d’autres pays
ont alors protesté contre les tentatives arabes et musulmanes de
s’approprier la conférence et ont tenté de recentrer les débats. Israël
à convaincu ces pays de s’unir pour faire échouer cette intention de
mettre Israël au « pilori ».
Le
ministre des Affaires étrangères, Shimon Peres, a
constaté le samedi soir que, pour la première fois, la majorité
automatique contre Israël avait été cassée. Cela peut être attribué aux
efforts faits par Israël d'aboutir à la paix,
mais aussi à sa position ferme sur les principes les plus élémentaires. Le
ministre a exprimé sa gratitude envers les États-Unis pour son soutien
univoque et a salué la coopération
avec l’Union européenne, de nombreux
pays de l’Amérique latine, de l’Europe de l’est, de l’Amérique
centrale et du nord, du Pacifique et de l’Asie.
Le
vice-ministre des Affaires étrangères, le rabbin
Michael Malchior, a constaté que, finalement, le monde entier avait rejeté
avec mépris la haine anti-juive qui s’est ainsi exprimée et les tentations
arabes de délégitimer Israël.
Yigal
Palmor
-Conseiller
a l'information -
Ambassade
d'Israël