NEW YORK de notre
correspondant
Une conférence de presse organisée à
NewYork par les principales organisations juives américaines a été
l'occasion, mardi 4 septembre, de stigmatiser à la fois les
adversaires d'Israël à la conférence de Durban contre le racisme et
l'Union européenne qui "devrait avoir honte d'être restée",
a affirmé l'écrivain et Prix Nobel de la paix Elie
Wiesel.
"Cette conférence contre la haine est devenu une
conférence de la haine", a expliqué M. Wiesel. "Honte à
ceux qui l'ont organisée de cette façon, honte à ceux qui n'ont pas
suivi les Etats-Unis et Israël dans leurs protestations.
Comment des
nations civilisées ont-elles pu accepter de rester?", s'est
emporté M. Wiesel. Attaquant les pays partisans d'un projet de
résolution jugé hostile à l'Etat hébreu, il a ajouté : "Que
disent-ils? Rien de neuf. Ouvrez simplement Mein
Kampf."
"JOURS
D'INFAMIE"
Prenant ensuite la parole, l'ancien
ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, Richard Holbrooke, a considéré
que "cette conférence n'aurait jamais dû avoir lieu. C'était
supposé être une conférence contre le racisme, mais c'est exactement
l'inverse qui s'est produit. Les non-alignés ont pris le contrôle de
Durban et l'ont transformé en simulacre. C'est une tragédie, cela va
faire reculer les perspectives de paix au Moyen-Orient et ce sera
dommageable pour les Nations unies". M. Holbrooke a affirmé
avoir prévenu depuis longtemps l'administration Bush que Durban
serait "un désastre".
"Ces jours resteront dans
l'Histoire comme des jours de honte et d'infamie pour toutes les
nations qui ont soutenu cette résolution blasphématoire. La noble
cause du combat contre le racisme a été avilie et reniée", a
conclu Mortimer Zuckerman, président de la Conférence des présidents
des organisations juives.
Eric
Leser