Discours du Premier ministre Ariel Sharon

 

31 mars 2002

 

 

J’aimerais tout d’abord exprimer mes sincères condoléances aux familles éplorées et présenter aux nombreux blessés mes vœux de prompt rétablissement.

 

Citoyens d’Israël,

 

 L’Etat d’Israël est en guerre, une guerre contre le terrorisme. C’est une guerre qui nous a été imposée, ce n’est pas une guerre que nous avons choisi de faire, c’est une guerre dans laquelle nous nous battons pour sauvegarder notre foyer.

 

L’Etat d’Israël, sous mon gouvernement, n’a cessé, depuis mon accession au pouvoir, de fournir tous les efforts pour parvenir à un cessez-le-feu, alors que nous nous trouvions en pleine vague de violence palestinienne ; nous avons fait tout notre possible pour ramener le calme et pour progresser vers un accord.

 

 Nous avons coopéré avec l’envoyé américain Anthony Zinni et nous n’avons eu en retour que du terrorisme. Nous avons agi de concert avec le vice-président américain Dick Cheney, et nous n’avons eu en retour que du terrorisme. Afin de rendre  possible le cessez-le-feu, j’ai décidé  de renoncer à l’exigence préalable de sept jours de calme, nous n’avons eu en retour que du terrorisme. Les forces de Tsahal se sont retirées des villes palestiniennes, nous n’avons eu en retour que du terrorisme. Tout ce que nous avons reçu en contrepartie de nos efforts n’a été que plus de terrorisme. Il nous faut combattre ce terrorisme, et ceci sans concessions, attaquer le mal à sa racine et démanteler son infrastructure, car il ne saurait y avoir de compromis avec le terrorisme.

 

Il n’est pas possible de faire des compromis avec ceux qui sont prêts à mourir uniquement pour tuer d’innocents civils, des femmes et des enfants, mourir seulement pour répandre la peur et la terreur, tels que les terroristes suicidaires dans les villes israéliennes et au World Trade Center aux Etats-Unis. Ce terrorisme est dirigé et organisé par un seul homme, le président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat.

 

Arafat siège au sommet d’une coalition terroriste et prône une stratégie terroriste. Le dirigeant de l’Autorité palestinienne est l’ennemi d’Israël et l’ennemi du monde libre. Quiconque aspire à la liberté, quiconque a été éduqué dans des valeurs de liberté et de démocratie doit savoir qu’Arafat est un obstacle à la paix au Proche-Orient. Il représente un danger pour la stabilité de toute la région.

 

Le gouvernement israélien a décidé, lors de sa réunion de jeudi dernier, de mener une vaste campagne pour démanteler les infrastructures terroristes dans les territoires de l’Autorité palestinienne. Nous attaquerons les fondements de l’infrastructure terroriste, car nous savons que la seule façon de finalement parvenir à un cessez-le-feu, aux négociations, à une entente, à un accord, à la paix est de réussir à démanteler l’infrastructure terroriste.

 

L’Etat d’Israël est un Etat qui aspire à la paix, nos mains ont toujours été et seront toujours tendues vers la paix avec le peuple palestinien et les peuples de la région ; mais il ne faut pas se méprendre, cela ne signifie pas que nous succomberons au terrorisme.

 

 

Citoyens d’Israël,

 

 L’Etat d’Israël se trouve dans un moment décisif de son histoire, la situation n’est pas facile, mais nous avons déjà connu des situations plus difficiles que nous avons surmontées. Cette fois-ci comme les précédentes, nous vaincrons. Alors nous pourrons vivre ici ensemble et en paix.

 

***

 

Conférence de presse du ministre des Affaires étrangères Shimon Pérès

 

Jérusalem, le 31 mars 2002

 

« 120 innocents Israéliens sont morts le mois dernier - bébés, enfants, femmes, jeunes, personnes âgées, célébrant la fête de Pessah, dans des restaurants, dans des discothèques, sans aucune raison ou justification.

L’armée israélienne est entrée dans les territoires, non pas pour les récupérer ou pour y rester, mais pour accomplir les tâches qui incombent à l’Autorité palestinienne, autrement dit pour mettre fin à la violence et au terrorisme, arrêter les agitateurs, confisquer les armes illégales et contrôler la violence en Judée-Samarie et à Gaza.

Je pense que le général Zinni nous a fait, à nous et aux Palestiniens, une proposition honnête. Le général Eiland nous en parlera bientôt. Israël a accepté la proposition de Zinni, mais les Palestiniens l’ont refusée.

La majorité des actes terroristes ont été perpétrés par des terroristes suicidaires, dont une jeune fille de 16 ans, avant qu’elle n’ait pu goûter à la vie et par un enfant de 13 ans qui portait une ceinture d’explosifs. Cela va à l’encontre de toutes les cultures, de toutes les civilisations, de toutes les religions. L’idée de restituer le sacrifice de la vie humaine sur l’autel de l’ambition politique est barbare et dangereuse. Je pense que cela est dangereux non seulement pour Israël, mais pour le monde entier. Si cela devient une tactique ou une stratégie, chacun doit l’utiliser. Je crois que nous devons utiliser tous les moyens moraux, légaux, politiques et militaires pour stopper ce phénomène et permettre aux personnes de vivre librement.

Notre ennemi n’est pas le peuple palestinien, nous ne nous battons pas contre le peuple. L’armée prend soin de ne toucher aucun innocent, aucun civil. Nous continuerons à combattre le terrorisme avec détermination.

 

***

 

Questions et réponses - Ministre des Affaires étrangères, Shimon Pérès

Q. Monsieur le ministre des Affaires étrangères, depuis le début des opérations israéliennes à Ramallah, les Palestiniens ont multiplié leurs attentats suicide et tué de nombreux Israéliens. Nombreux sont ceux qui pensent que l’opération militaire israélienne n’est pas efficace. L’ONU a demandé le retrait des forces israéliennes. Vous vous déclarez vous-même modéré. Personnellement, cautionnez-vous ce qu’Israël a entrepris à Ramallah ?

R. Je fais partie du cabinet ministériel, et en tant que tel, j’assume les mêmes responsabilités que mes collègues ministres. Je tiens à vous dire la chose suivante : à mon avis, les Palestiniens auraient mieux fait d’accepter la proposition du général Zinni. Le président des Etats-Unis a envoyé son émissaire ici, lequel a fait des propositions que nous avons acceptées, comme l’a souligné le général Eiland. Les Palestiniens n’avaient aucune raison valable de les refuser. Ainsi, le général Zinni a demandé à Arafat de lancer un appel contre la poursuite du terrorisme et des violences. Ce qui ne lui coûte rien, si ce n’est un microphone. Il aurait pu, de la même manière, donner l’ordre à ses troupes de lutter contre le terrorisme.

L’Autorité palestinienne recense quelque 30 000 policiers. Arafat peut le faire. On lui demande aussi de limiter les incitations à la violence. Cela aussi, Arafat peut le faire. Ce qu’il est censé faire n’exige ni effort ni investissement démesuré. Je pense que nous devons tous, y compris moi-même, faire tout notre possible pour parvenir à un cessez-le-feu viable, par tous les moyens possibles.

 

Q. Cautionnez-vous ce qui se passe en ce moment à Ramallah ?

 

R. Je répète que j’assume les mêmes responsabilités que les autres ministres du Cabinet.

 

Q. Ces heures dernières, nous avons reçu des rapports sérieux en provenance de sources palestiniennes autorisées, concernant l’intention d’Israël de déporter en Jordanie et en Egypte certains citoyens palestiniens arrêtés à Ramallah. Pouvez-vous confirmer ces allégations ? Et dans le cas où elles seraient exactes, la chose s’est-elle déjà produite dans le passé en direction de la Jordanie et de l’Egypte ?

R. La réponse à vos deux questions est négative. Nous n’avons jamais eu l’intention d’expulser quiconque, de sorte que nous n’avons pas eu à négocier avec l’Egypte ou la Jordanie sur ce point. J’ajoute qu’au cours des dernières 24 heures les allégations et rumeurs de toute sorte sont allées bon train. J’ai reçu jour et nuit une infinité d’appels téléphoniques sur ce sujet, et j’ai affirmé à tous mes interlocuteurs que ces allégations sont totalement infondées. On nous reproche d’avoir coupé l’électricité et l’eau, qu’Arafat n’a rien à manger. Autant d’allégations erronées. Vous pouvez constater par vous-même qu’elles ont toutes été inventées de toute pièce.

Q. Monsieur le ministre des Affaires étrangères, comment évaluez-vous le

danger d’une escalade, d’une perte de contrôle de la situation, sur les

plans politique et sécuritaire ? Des protestations ont déjà été exprimées

par d’autres pays, des mises en garde en provenance de la Jordanie...

 

R. Je tiens à dire que nous n’avons pas l’intention de provoquer une

escalade du conflit. Notre souhait est de le circonscrire à nos besoins

immédiats. Si c’était le seul problème, j’aurais probablement une réponse

tranchée. Mais nous devons aussi répondre à la population israélienne, lui

rendre des comptes sur ce que nous faisons suite aux massacres des semaines

et des jours derniers.       

 

Croyez-moi, personne en Israël ne comprend pourquoi les Palestiniens luttent contre nous et cherchent à nous tuer, alors que tout ce qu’ils demandaient, ou presque, leur a été offert à Camp David. On leur a offert un État palestinien sur quasiment tout le territoire - hormis 3 à 4 % en tout et pour tout - et une certaine position à Jérusalem. Ces propositions ne justifient ni  les massacres, ni le terrorisme. Nous ne les comprenons pas. Pourquoi ce terrorisme meurtrier ? Cela est la première de nos questions aux Palestiniens. La deuxième est de savoir ce que nous pouvons et devons faire pour défendre notre population.

 

Je tiens à souligner au passage que je n’ai pas entendu de condamnation de

la part de la plupart des pays arabes sur le massacre prémédité de fidèles

en prière. Les musulmans pieux qui ont vu à la télé l’attentat contre des

gens sortant d’une synagogue dans un quartier ultra religieux de Jérusalem

n’ont pas davantage réagi...

 

Q. Vous venez de rappeler qu’Israël a offert aux Palestiniens un État à Camp David. Mais cet État-là aurait été encerclé par des soldats israéliens, y compris le long de ses frontières avec la Jordanie. J’ai interviewé M. Arafat, qui m’a expliqué pourquoi il a refusé d’accepter les propositions de Camp David.

 

R. Nous n’en sommes pas arrivés là. Entretenez-vous donc avec d’autres

Palestiniens qui vous diront que le rejet de Camp David a été une erreur.

C’est aussi mon point de vue. Mais même dans la mesure où existaient des

divergences de vue et d’intérêt, pourquoi ne pas s’efforcer de les

clarifier, de les régler sans armes et sans explosifs ? Dans les

négociations, les divergences de vue sont implicites, et le seul moyen de

les résoudre est de continuer à négocier.

 

Q. Votre intention déclarée est d’isoler Arafat. Il n’empêche qu’il semble

redoubler de puissance à l’heure actuelle. Il est en pleine forme, des gens

lui expriment leur sympathie. Êtes-vous conscient que cette attitude risque

de se retourner contre vous, et qu’Arafat en sortira grandi au sein de son

peuple et de l’opinion publique internationale ?

 

R. Il est trop tôt pour en juger, mais il me semble que dans certaines

publications l’attention accordée à la condition d’Arafat est

disproportionnée par rapport à celle qui devrait être portée aux massacres

épouvantables de citoyens innocents - à Jérusalem, Tel-Aviv, Haïfa ou  dans

des localités de moindre importance. Nous ne menons pas une guerre de

prestige. Nous menons une guerre de survie, et notre priorité n’est pas

notre image mais les vies de nos concitoyens. Nous avons le devoir de faire

des choses que j’aurai préféré éviter. Ce n’est donc pas de gaieté de

coeur...

 

Q. Pour l’instant, tout porte à croire que l’opération israélienne se solde

par une escalade des violences palestiniennes. Même si Arafat déclarait le

cessez-le-feu immédiatement, la rancune  palestinienne actuelle, telle que

je la comprends, l’empêcherait de le faire. Quelles sont les options au cas

où l’opération militaire se soldait par un échec ?

 

R. Il est très difficile de mesurer l’humeur d’une population, et même si

c’était possible, il faut prendre en compte qu’elle peut changer. J’espère

qu’au moment où les organisations terroristes palestiniennes seront

convaincues que le terrorisme ne les mène nulle part, ce sera la raison qui

prévaudra.

 

***

 

Déclaration israélienne relative à la résolution 1402 du Conseil de sécurité

de l’ONU le 30 mars 2002

 

Communiqué du Ministère des Affaires étrangères

 

La résolution rappelle avec justesse le besoin d’appliquer le cessez-le-feu

dans un premier temps.

 

 

 

Malheureusement, jusqu’à présent, la seule action des Palestiniens a été de

faire échouer tout effort d’obtention du cessez-le-feu. Ils ont rejeté le

plan de travail du général Zinni et ont continué à perpétrer des actes

terroristes contre d’innocents civils Israéliens.

 

 

 

Israël n’a aucun intérêt à demeurer à Ramallah ou dans aucune autre zone

contrôlée par l’Autorité palestinienne. La seule raison de notre présence

dans ces zones est que les Palestiniens perpètrent des actes de terrorisme

contre nos citoyens au lieu d’éradiquer le terrorisme et de respecter le

cessez-le-feu.

 

 

 

Il aurait été préférable que la résolution souligne plus clairement la

responsabilité palestinienne dans les déplorables attentats terroristes-

responsabilité qui constitue l’unique raison des opérations actuelles de

l’armée israélienne.

 

***

 

Briefing à la presse du Général Guiora Eiland

 

Jérusalem, 31 mars 2002

 

 

 

 

Général Eiland : je voudrais rapidement présenter la toile de fond de cette

opération, avant de dire quelques mots concernant ses objectifs.

 

Au-delà de ce qu’a dit le ministre des Affaires étrangères, j’aimerais

soulever deux points :

 

En premier lieu, comme tout le monde le sait, il y a une recrudescence

manifeste du terrorisme, et l’Autorité palestinienne ne fait pas tout ce

qu’elle peut pour l’endiguer, « tout ce qu’elle peut » étant malheureusement un euphémisme, une sous-estimation de la situation actuelle. Car en réalité, l’Autorité palestinienne est massivement impliquée dans les attentats terroristes. Les Tanzim, organisation responsable de la plupart des événements récents, font partie intégrante de l’Autorité palestinienne. De surcroît, les hauts responsables palestiniens ne font rien pour endiguer les attentats terroristes, même après avoir reçu des informations circonstanciées sur l’imminence de ces attentats. J’irai même jusqu’à dire qu’ils font tout pour les encourager et qu’ils s’emploient à faciliter leur mise en œuvre. Je vais vous donner deux exemples significatifs.

Dimanche dernier, nous avons été prévenus à temps d’un attentat terroriste

qui était censé être perpétré à Jérusalem, en provenance de Bethléem. Nous

avons hésité sur la marche à suivre : fallait-il prendre les devants ou

faire autre chose ? Du fait de la présence parmi nous du général Zinni, nous avons décidé de communiquer cette information aux Palestiniens, en leur fournissant tous les détails en notre possession. Ils n’ont rien fait pour l’empêcher. Qui plus est, la personne qui a envoyé les terroristes perpétrer cet attentat s’est avérée être un haut responsable de la sécurité

palestinienne. Résultat : deux jours plus tard, mardi dernier, les deux

terroristes ont tenté de pénétrer à Jérusalem. Par chance, dans ce cas

précis, nous sommes parvenus à les arrêter à temps et à faire exploser leur

véhicule, autrement dit à éviter d’autres pertes humaines.     

 

Autre exemple révélateur : il y a deux semaines - l’attentat suicide du café « Moment » à Jérusalem. Le « kamikaze » qui a perpétré cet attentat était détenu dans une prison palestinienne, suite aux informations sur les

intentions de cet individu de commettre un attentat suicide, qui nous

étaient parvenues et que nous avions pris le soin de communiquer  aux

Palestiniens quelques semaines auparavant. En dépit de nos mises en garde,

les Palestiniens ont choisi de le libérer de prison, tout en sachant

pertinemment quelles étaient ses intentions.

 

Il ne s’agit là que de deux exemples des deux dernières semaines, et

uniquement d’événements qui ont eu lieu à Jérusalem. Je pourrais vous donner des dizaines d’exemples du même genre. En réalité, l’Autorité palestinienne n’a pas la moindre intention d’endiguer le terrorisme. La vérité est que l’Autorité palestinienne est massivement impliquée dans le terrorisme.

 

En deuxième lieu, j’aimerais apporter quelques précisions sur la mission du

général Zinni dans la région, sur les éventuelles conséquences de sa visite

et sur ses tentatives de parvenir à un cessez-le-feu.

 

Le général Zinni est venu dans notre région parce que les deux parties au

conflit, Israéliens et Palestiniens, ont déclaré souhaiter trouver les

moyens d’appliquer les accords Tenet. Ces accords, pour judicieux qu’ils

soient, sont évidemment soumis à une mise en œuvre par les deux parties. Ils consistent en une liste de principes qui peut être interprétée ou clarifiée dans les moindres détails : agenda, séquence, mesures tangibles à prendre par les parties. Pour notre part, nous avons remis au général Zinni un projet d’application des accords Tenet.

 

Les Palestiniens, de leur côté, en ont fait autant, et il allait de soi que

des divergences ne manqueraient pas de surgir entre les parties. Quelques

jours plus tard, le général Zinni a présenté sa propre proposition de

médiation en affirmant qu’elle était la meilleure façon de rallier

l’assentiment des parties au conflit et qu’il en recommandait la

ratification par les deux parties.

 

Mardi soir dernier nous avons décidé d’accepter la proposition du général

Zinni, encore que nous avions quelques difficultés à le faire car certaines

de nos requêtes n’avaient pas été honorées. Mais il s’agissait d’une

médiation, et nous comprenions la position du général Zinni. C’est pourquoi

nous lui avons donné une réponse positive.

 

Nous attendons toujours la réponse palestinienne. Il est fort probable que

les Palestiniens s’efforcent par tous les moyens de s’y soustraire. Au cours des deux semaines de séjour du général Zinni, nous nous sommes efforcés d’éviter toute opération. Jour après jour, nous avons déploré d’innombrables victimes du terrorisme et d’attentats suicide. Certains ont été heureusement évités par nos forces de sécurité. Nous avons attendu le moment où nous parviendrions, avec les Palestiniens, à un accord. Malheureusement, les Palestiniens n’ont rien fait pour faciliter la signature de cet accord. Dès lors, face à leur refus d’accepter la proposition de cessez-le-feu et face à la recrudescence des attentats terroristes contre la population israélienne, nous n’avions plus d’autre choix que de nous lancer dans l’opération actuelle.

 

Le but de cette opération, cela a été dit et répété, n’est pas de réoccuper

les territoires palestiniens. Son objectif consiste à contrôler une grande

partie de ces territoires pendant suffisamment de temps - aussi longtemps

que nécessaire - afin de parvenir à deux résultats :

 

1.      Limiter le plus possible les voies d’accès en Israël de terroristes

palestiniens. Au cours de la dernière opération, il y a deux semaines à

Ramallah, aucune tentative d’attentat terroriste en provenance de cette

ville n’est parvenue à destination, pour la simple raison que nos forces

avaient investi la ville. Nous espérons qu’en réitérant ce modèle, non

seulement pour Ramallah mais pour d’autres villes palestiniennes, nous

parviendrons à réduire le nombre d’attentats terroristes. C’est le cas en ce moment même.

 

2.      Arrêter le plus de terroristes possible. A Ramallah, nous

enregistrons des succès dans ce domaine. Nous sommes parvenus à capturer

plusieurs centaines de personnes, dont certaines sont loin d’être de vagues

suspects puisqu’il s’agit de personnalités directement impliquées dans les

activités terroristes des semaines dernières. Notamment - l’exemple est

éloquent - l’homme qui a envoyé le « kamikaze » qui s’est fait sauter à

Jérusalem, rue King George il y a quelques jours et qui a fait plusieurs

morts, dont un jeune couple. Leurs deux fillettes sont âgées de quatre et

sept ans. Cet homme a été appréhendé par nos forces.

 

Pour conclure ma présentation, je ne peux m’empêcher d’évoquer le sort de

ces deux petites orphelines. Quand je pense à toutes les questions posées

par les médias depuis deux jours, sur l’état de Yasser Arafat… est-ce qu’il

mange à sa faim ? Dort-il tout son content ? A-t-il suffisamment à boire ?

En revanche, personne ne nous interroge sur l’état actuel des deux

orphelines et des centaines d’Israéliens qui ont été - de près ou de loin -

victimes d’attentats. 120 morts en si peu de temps, cela n’a pas manqué de

causer beaucoup de malheurs à la population israélienne…

 

 

Questions et réponses - Général Eiland

 

Q. Pourquoi le gouvernement israélien a-t-il ordonné ce matin aux

représentants de tous les médias internationaux de quitter Ramallah ?

 

R. Des dizaines de reporters et leurs équipes sont venus dans la ferme

intention de saboter nos intentions. Ils ont tenté de pénétrer à l’intérieur du périmètre où se trouve Arafat. Nous ne les avons pas empêchés de rester à Ramallah. Certes, ils peuvent y rester, et y rester longtemps. Mais le périmètre de la « Muqata » a été formellement déclaré « zone militaire interdite. » Nous avons intimé aux reporters de ne pas pénétrer dans le bâtiment, et malgré les instructions très claires qui leur ont été données, ils se sont précipités à l’intérieur. Les soldats ne voulaient pas s’opposer. Devant de tels abus, nous ne sommes pas certains que nous souhaitons coopérer avec eux.

 

Nous les avons transportés dans un emplacement sous contrôle israélien pour

mieux comprendre ce qui s’était passé. Curieusement, le nombre de personnes

ayant pénétré dans le bâtiment de la « Muqata » était inférieur à celui de

ceux qui en sont sortis, le double. Il s’avère que parmi ces reporters,

s’étaient glissés certains suspects, voire certains responsables des

sinistres attentats suicide des dernières semaines. Il s’ensuit que si les

journalistes exploitent la liberté qui leur est accordée par Israël pour

aider des terroristes à s’enfuir du bâtiment encerclé par les forces

israéliennes, cela mérite quelque investigation avant de décider du sort qui doit être réservé à ces reporters. Nous verrons, une fois l’enquête achevée, quel était leur objectif et quelle couverture ils entendaient fournir à ces terroristes. Après quoi nous prendrons une décision.

 

Q. Tsahal a déployé massivement ses forces en Cisjordanie. Entendez-vous

vous en tenir là, ou envisagez-vous de mobiliser d’autres réservistes ?

Avez-vous le sentiment qu’il faut faire vite, que la mission doit être

remplie le plus rapidement possible avant les diktats de la communauté

internationale ?

 

R. Pour l’instant, nous n’avons été soumis à aucune contrainte, et nous

avons mobilisé des milliers de réservistes. Nous ne les avons pas encore

déployés, mais nous entendons le faire très bientôt. J’imagine que si nous

le faisons, et au moment où nous le ferons, certains des problèmes qui nous

sont posés par d’autres villes palestiniennes seront résolus de la même

manière.

 

Permettez-moi d’évoquer la situation militaire autour de la « Muqata », le

quartier-général d’Arafat. La désinformation palestinienne - qui n’est

d’ailleurs pas un phénomène original - est considérable sur ce registre.

Souvenez-vous que les Palestiniens ont accusé le Mossad de la destruction du World Trade Center de New York, qu’ils ont raconté partout que les soldats israéliens donnent des bonbons empoisonnés aux enfants palestiniens, etc. Ils prétendent aussi qu’Israël fait usage d’uranium.

 

Avant de vous fournir des détails sur la situation de la Muqata, je tiens à

vous donner quelques renseignements intéressants sur ce que nous y avons

découvert. Outre une quantité impressionnante d’armes et de munitions, des

faux billets fabriqués par de faux-monnayeurs palestiniens et destinés à

être écoulés en Israël. Sans parler d’objets à finalité religieuse,

notamment une « kippa » destinée, selon toute probabilité, à être portée par un « kamikaze » déguisé en juif religieux, ce qui n’est pas rare.

 

Les soldats ont reçu des ordres très stricts les empêchant de pénétrer dans

l’appartement d’Arafat à Ramallah. Qui plus est, ils n’ont pas le droit de

tirer sur l’édifice où se trouve cet appartement, et doivent épargner à tout prix Arafat. Mais, dans cet appartement même se trouvent de nombreuses

personnes armées qui tirent sur nos soldats à partir des fenêtres, voire des portes. Il va de soi que nos soldats ripostent par des tirs. Nous avons

demandé aux Palestiniens de faire sortir de l’immeuble toutes les personnes

en armes, pour la simple raison qu’il sera plus facile à nos soldats

d’assurer la protection du président de l’Autorité palestinienne en

l’absence d’hommes armés. Malheureusement, ils s’y refusent. Nos soldats ont pour ordre de ne tirer que s’ils sont directement menacés par des tirs

palestiniens en provenance de cet édifice. On ne peut pas leur demander

davantage.

 

Parallèlement, nous veillons à assurer l’alimentation en nourriture, en eau

et en électricité de cet édifice. Quand il y a des blessés parmi les tireurs palestiniens, nous nous soucions de les faire évacuer. En réalité il n’y a aucun réel problème humanitaire ou autre, contrairement aux allégations palestiniennes.

 

Hier, par exemple, une ambulance venue évacuer deux blessés est repartie

avec 14 autres personnes à bord, toutes saines et sauves qui ont utilisé ce

moyen de transport pour quitter la Muqata.

 

Les journalistes étrangers n’ont pas été autorisés à pénétrer dans cet

édifice, parce que ce dernier a été déclaré « zone militaire interdite. »

Bien que la chose leur ait été signifiée très clairement, ils ont tout de

même tenté d’y pénétrer. Si c’est là la manière dont ils exploitent la

liberté donnée par Israël à la presse, nous devons réviser notre attitude à

l’égard de ces reporters. C’est pourquoi nous avons décidé de procéder à une

enquête, et nous prendrons les décisions qui s’imposent.

 

Q. Voulez-vous dire qu’aucun journaliste n’a le droit de faire son travail à Ramallah en ce moment ?

 

R. Je n’ai jamais dit que les journalistes n’ont pas le droit de se trouver

à Ramallah. J’ai dit qu’ils n’ont pas le droit de pénétrer dans un périmètre défini alors qu’ils ont été prévenus qu’il leur était interdit.

 

Il y a d’autres endroits et d’autres circonstances dans lesquels les

journalistes ne sont pas autorisés à pénétrer. Je tiens à vous rappeler

qu’au cours des 18 mois passés, nous avons adopté une politique d’accès

libre à tous les journalistes. Il s’en est suivi des victimes de tirs parmi

les reporters, notamment celui qui a été blessé aujourd’hui même. Je ne sais même pas qui a tiré la balle, et je ne suis pas sûr qu’il est bon de laisser entrer les journalistes quand la tension est si vive. C’est une décision de Tsahal.

 

Q. Que se passe-t-il en ce moment à Bethléem et à Dahaisheh ?

 

 

R. La nuit dernière, des obus de mortiers ont été tirés sur Jérusalem. L’un

d’eux est tombé sur un immeuble israélien. En représailles, nous avons

envoyé nos forces dans le quartier de Beit-Jala pour investir les bâtiments

d’où ces obus ont été lancés. Nous entendons poursuivre cette opération,

conscients que nous sommes que si nous ne le faisons pas, nous risquons

d’exposer la population de Jérusalem aux tirs en provenance de Bethléem et

de Beit-Jala. Ces développements s’inscrivent dans l’opération militaire

actuelle. Du reste Bethléem et Beit-Jala ne sont pas les seules villes

palestiniennes où des troupes israéliennes seront déployées dans les jours

prochains.

 

 

 

Le point sur les positions officielles israéliennes, 1 avril 2002:

 

 

 

 Opération Bouclier

 

 

 

 

 

1.    Cette opération n’est pas destinée à frapper l’Autorité

palestinienne, mais à démanteler les infrastructures terroristes et isoler

le président de l’Autorité palestinienne conformément à la décision du

gouvernement.

 

 

2.    C’est pourquoi, les bâtiments de l’Autorité palestinienne n’ont pas

été touchés, excepté l’enceinte de la Muqata où se trouve le quartier

général d’Arafat.

 

 

3.    Les morts sont relativement peu nombreux dans le camp palestinien :

ils étaient vingt-deux hier soir, tous des hommes armés.

 

 

4.      Jusqu’à hier 150 personnes ont été arrêtées et parmi eux des

terroristes recherchés, dont les officiers qui ont perpétré les attentats au barrage de Ein Arik et rue King George à Jérusalem.

 

 

5.    De nombreuses armes ont été trouvées dont des armes qui, selon les

accords signés avec Israël, ne sont pas censées être possédées par

l’Autorité palestinienne, comme des lance-fusées RPG.

 

 

6.    Le terrorisme n’a pas de forme, mais cependant certaines

infrastructures peuvent être touchées. L’arrestation de terroristes entrave

le fonctionnement de ces organisations. Les interrogatoires et arrestations

de terroristes supplémentaires prennent du temps. La confiscation des armes

est importante puisque toutes les armes confisquées ne pourront être

dirigées contre nous par la suite.

 

 

7.    Durant le mois de mars, Israël a été victime d’une vague de

terrorisme sans précédent qui a fait plus de cent morts dont des familles

entières. Nous combattons le terrorisme. Aucun Etat souverain ne peut

accepter un tel massacre de ses citoyens. Aucun Etat souverain ne peut vivre sous de telles attaques terroristes.

 

 

8.    Les terroristes viennent, en général, de plusieurs foyers situés en

Judée-Samarie, et c’est dans ces endroits que se concentre l’action de

Tsahal. Avant l’attentat dans l’hôtel de Natanya, vingt-et-un attentats

suicide ont été déjoués.

 

 

9.    Le Hezbollah tente d’ouvrir un deuxième front, par solidarité avec

les Palestiniens en vue de conduire à une dégradation supplémentaire de la

situation. L’armée libanaise ne fait rien pour neutraliser le Hezbollah et

pour affirmer sa souveraineté au sud Liban. Ceci en dépit de la décision de

l’ONU qui affirme qu’Israël a appliqué entièrement la résolution 425.

 

 

10.   Israël veut la paix. Mais la paix ne pourra être instaurée avant que

le terrorisme ne prenne fin.

 

 ***

 

Points d’explication

 

 

 

29 mars 2002

 

 

 

 

 

1.    Depuis le début de la dernière vague de violence palestinienne en

septembre 2000, plus de 400 Israéliens ont été tués, dont cinquante depuis

l’arrivée de l’envoyé américain Zinni le 14 mars 2002. Les deux dernières

semaines, plus de trente attentats graves ont eu lieu et des dizaines

d’autres ont été déjoués.

 

 

2.    Alors qu’Israël a fait tout son possible pour faire baisser la

tension, les Palestiniens ont tout fait pour frapper les points les plus

sensibles aux moments les plus sacrés. Il ne s’agit pas de quelques

attentats commis par hasard, mais plutôt d’une campagne calculée de

sang-froid visant à détruire toute éventualité d’obtenir le calme et de

mettre fin à la violence. Par exemple :

 

a. Alors qu’Israël a interrompu ses opérations militaires et appliqué des

mesures d’allègement des conditions de vie de la population palestinienne en période de fêtes musulmanes, les terroristes palestiniens ont délibérément perpétré leurs attentats les plus horribles lors du Shabbat ou des fêtes juives. Il faut se rappeler que la vague de violence palestinienne a débuté avec le jet de pierres sur les juifs venus prier au Mur occidental  la veille de la fête de Rosh Hashana  en 2000. Ce scénario s’est reproduit aujourd’hui avec le massacre des familles juives venues passer le Séder de Pessah (la Pâque juive) dans un hôtel à Natanya.

 

b. De même, Israël a fait tout ce qui était en son pouvoir pour obtenir un

cessez-le-feu et contribuer à la réussite de la mission du général Zinni. Il a renoncé à l’exigence de sept jours de calme préalables aux négociations, allégé les restrictions imposées à la circulation d’Arafat hors de Ramallah, retiré ses troupes de la zone A, fait preuve de retenue dans ses réactions militaires aux attentats terroristes et proposé la mise en place d’une commission de hauts représentants en plus de la commission de coordination sécuritaire, tout ceci afin de parvenir au dialogue. Néanmoins, la réponse palestinienne à ces mesures a été une inertie totale face au terrorisme ainsi qu’une approbation officielle des attentats terroristes dirigés contre Israël.

 

c. Alors qu’Israël a fourni tous les efforts pour ne pas porter atteinte à

d’innocents civils, les terroristes palestiniens prennent explicitement pour cible des innocents : des familles lors du repas traditionnel de Pessah, des jeunes gens dans des discothèques ou cafés et des mères avec leurs enfants lors de fêtes de Bar Mitsvah. Mais la liste de ces atrocités est trop longue pour être énumérée.

 

 

 

d. Les terroristes palestiniens violent toutes les normes de moralité, de

décence humaine et de droit international. Ils utilisent des ambulances pour perpétrer des attentats, tout en demandant l’immunité des véhicules

d’urgence, tuent de sang-froid des observateurs internationaux, se servent

des mosquées et des lieux de culte pour inciter à la violence et à la haine, profanent les lieux saints d’autres religions, violent systématiquement les droits de l’homme dans les zones étant sous leur contrôle, publient des calomnies antisémites dans leurs médias officiels, éduquent leurs enfants à la haine des Juifs, exaltent la violence et l’adoration des « martyrs » suicidaires, et violent de façon répétée leurs engagements oraux et les accords qu’ils ont signés.

 

 

 

e. Le comportement palestinien face aux cessez-le-feu est inchangeant. Quand Israël a déclaré l’application d’un cessez-le-feu unilatéral en mai dernier à la suite de la publication du rapport Mitchell, les Palestiniens ont réagi par une vague d’abominables attentats terroristes dont le summum a été le massacre à la discothèque du Dolphinarium à Tel-Aviv. Uniquement après l’attentat, Arafat a appelé au cessez-le-feu et ceci seulement afin

d’anticiper la réaction israélienne. Mais même à ce moment-là, les

Palestiniens se sont révélés incapables de respecter le cessez-le-feu.

L’appel renouvelé au cessez-le-feu, non comme réaction positive aux mesures

israéliennes d’instauration de la confiance, mais plutôt comme mesure

déclarative visant à atténuer la réaction israélienne aux atrocités

terroristes, est devenu l’un des stratagèmes habituels d’Arafat. Plutôt que

de s’efforcer d’obtenir un vrai cessez-le-feu, les Palestiniens profitent

des mesures israéliennes pour réorganiser, fabriquer ou faire de la

contrebande d’armes interdites, planifier de prochains attentats et

finalement les perpétrer.

 

Même si certains médias ont présenté la déclaration d’Arafat d’hier soir

comme une déclaration de cessez-le-feu unilatéral, la réalité est tout

autre. Il a en fait déclaré être prêt à œuvrer pour un cessez-le-feu si les

conditions préalables étaient réunies. Cette déclaration, tout comme celles

du passé, a été la réponse à un besoin pressant de paraître accommodant,

plutôt qu’à une volonté réelle de parvenir au calme.

 

 

 

3.    Les actions menées aujourd’hui par Israël sont le résultat de sa

perte de confiance en Arafat. L’Autorité palestinienne et son président sont entièrement responsables du terrorisme meurtrier, qui, grâce à leur

approbation, continue à tuer d’innocentes victimes israéliennes.

 

 

4.    Le terroriste suicidaire qui a perpétré le massacre de  Pessah

figurait sur la liste des terroristes recherchés qu’Israël demandait sans

cesse à l’Autorité palestinienne d’arrêter. Il avait été libéré d’une prison palestinienne, malgré les avertissements israéliens. Ceci revient à dire que son horrible mission suicidaire a été commanditée par l’Autorité

palestinienne elle-même.

 

 

5.    De nombreux attentats terroristes fatals ont été perpétrés par des

policiers palestiniens et des membres des forces de sécurité palestinienne,

ainsi que par des membres du Fatah et de ses organes affiliés. Tous ces

groupes et individus sont sous la subordination directe de Yasser Arafat.

Celui-ci n’a rien fait pour les empêcher de perpétrer des attentats

terroristes contre Israël. Un tel leader ne peut qu’être décrit comme étant

un ennemi d’Israël.

 

 

6.    Alors que l’Autorité palestinienne et ses dirigeants parlent de

mettre fin à la violence, ils agissent pour sa poursuite. Leurs paroles

servent de rideau de fumée pour gagner du temps pour se regrouper et

renouveler leurs attentats. Israël n’écoutera plus les déclarations

d’Arafat, mais le jugera seulement sur ses actions. Israël, pour sa part,

continuera à combattre le terrorisme, frappant l’infrastructure terroriste

lors d’opérations implacables. Israël sera présent sur tout lieu et à tout

moment qu’il jugera nécessaire, afin d’empêcher les terroristes de préparer

et de perpétrer des attentats contre ses citoyens.

 

 

7.    Le but d’Israël n’est ni de reconquérir les zones contrôlées par

l’Autorité palestinienne ni de porter atteinte à l’intégrité physique

d’Arafat. Israël demeure engagée à la poursuite du dialogue menant à un

accord de paix. Israël continue à tendre la main à la paix, et lorsque les

conditions seront propices et que le terrorisme aura cessé, Israël

retournera à la table des négociations dans le but de mettre fin à la

violence et d’établir une paix véritable.