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L'Express du 06/09/2001
Double jeu
par Denis Jeambar
Doué d'un talent politique peu commun, Yasser Arafat, au fil de sa très longue carrière, a toujours tout déjoué: coups tordus, pièges, attentats... Dans ce chaudron empoisonné qu'est le Proche-Orient, il lui a même fallu du génie pour préserver son rôle et son influence. A coup sûr, le destin du leader palestinien est désormais gravé dans l'Histoire. Mais cette trajectoire personnelle exceptionnelle ne doit pas dissimuler cette autre vérité: Arafat ne veut pas la paix. Il ne s'agit pas, ici, d'exonérer Israël de ses fautes. Elles sont nombreuses. Il n'en demeure pas moins que «le Vieux», comme on l'appelle, a bâti sa renommée avec un objectif en trompe-l'œil. Il en a fait la preuve en tirant le tapis sous les pieds d'Ehud Barak, il y a un an. Jamais un dirigeant israélien n'était allé si loin dans le dialogue et les concessions. Arafat l'a baladé et fait tomber en connaissance de cause. Ariel Sharon, qui lui a succédé, était le personnage idéal pour enfin diaboliser Israël. Parfaite machination qui, aujourd'hui, permet à Arafat d'accuser Israël de mener une politique «raciste». Cette ignominie - que les dirigeants occidentaux auraient dû affronter et dénoncer plus ouvertement au cours de la 3e conférence de l'ONU contre le racisme qui vient de se tenir à Durban, en Afrique du Sud - déchire définitivement le voile sur la stratégie réelle du président de l'Autorité palestinienne. Arafat navigue entre une fausse bonne volonté pacifiste et des provocations captieuses. Il ne dérape pas, il mène sa barque. Son but: enfermer Israël dans le cycle de la violence, le pousser à l'escalade militaire pour alimenter son procès et le discréditer sur la scène internationale. Il ne recherche pas la paix, mais travaille patiemment à la disparition de l'Etat juif en le délégitimant sur le terrain des droits de l'homme. Parfait Machiavel, il abuse d'autant plus le monde qu'Israël, aveugle et sourd, tombe dans tous ses guets-apens.
 
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