Y rejet des actes antisémites et du terrorisme, solidarité avec le peuple israélien, pour la paix et sa sécurité Y

dimanche 7 avril 2002, République-Bastille (Paris)

manifestation organisée par le CRIF et de nombreuses autres organisations*

 

 

 

 

© Antoine Peillon

 

* MANIFESTATION CONTRE LE TERRORISME ET L'ANTISEMITISME, AVEC ISRAEL POUR LA PAIX ET SA SECURITE

Plus de 120 Israéliens dont nombre de femmes et enfants ont été lâchement tués pendant le seul mois de mars par des terroristes palestiniens.
La population israélienne étant de 6 millions d'habitants, cela correspondrait en France à plus de 1200 morts en un seul mois.
L'Autorité palestinienne refuse la paix. Faut-il rappeler qu'en 2000, Israël avait proposé la création d'un Etat palestinien avec la restitution de 98% des territoires ?
Arafat a refusé.
Il a lancé une guerre meurtrière contre Israël : Massacres de masse prenant des civils pour cibles.
Le terrorisme est devenu une arme de guerre manipulée avec cynisme et cruauté, avec la complaisance d'une partie de l'opinion publique européenne.
La seule démocratie de tout le Moyen-Orient n'a t-elle pas droit à son auto-défense, à se battre pour sa survie contre un environnement qui rêve de jeter tous les juifs à la mer ?
Le terrorisme gagne la France aujourd'hui et menace la République.
Nous souhaitons que cesse cet indulgence de la France à l'égard des promoteurs de toutes formes de terrorisme en Israël comme sur notre propre sol.

Nous appelons les démocrates et les partisans de la paix à manifester
Pour condamner et stopper les actes anti-juifs en France
Pour exprimer leur rejet de la politique par l'Autorité palestinienne
Pour soutenir le peuple israélien dans la recherche de la paix et de sa sécurité


Manifestation unitaire sous l'égide du CRIF, le Conseil représentatif des institutions juives de France et organisée par :

Avec le soutien de l'Association Culturelle Musulmane Italienne et l'Association Arménienne SASSOUN

 

PARIS (AFP) - 21 h 05 - Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dimanche dans les grandes villes de France pour protester contre les actes antisémites commis ces derniers jours à travers le pays et exprimer leur "solidarité avec le peuple israélien".

(...)

Après Paris, où 53.000 personnes ont défilé, selon la police, 200.000 selon des organisateurs, les manifestations les plus importantes ont eu lieu à Lyon (8.000 personnes selon la police), Marseille (plus de 3.000 selon la police, 10.000 selon les organisateurs), Toulouse (3 à 5.000) et Strasbourg (environ 3.000). Il y avait aussi un millier de personnes à Bordeaux, Montpellier et Nice.

"Synagogue brûlée, République en danger", "Non, non, non au terrorisme", ont notamment scandé les manifestants, rassemblés à l'appel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

Aux côtés d'élus de tous bords, le président national de la LICRA Patrick Gaubert avait tenu à défiler à Lyon, théâtre selon lui de "l'acte le plus grave" de cette vague antisémite liée au conflit israélo-palestinien (l'attaque contre la synagogue de la Duchère dans la nuit du 29 au 30 mars, ndlr).

A Paris, où de nombreux manifestants portaient des pancartes avec les photos et les noms d'Israéliens tués lors de récents attentats, le candidat DL à l'élection présidentielle Alain Madelin ainsi que l'écologiste Corinne Lepage avaient pris place dans le cortège (étaient aussi présents: Robert Badinter, sénateur PS des Hauts-de-Seine, Alain Bauer, grand maître du Grand Orient de France...).

S'exprimant de son côté devant les élus socialistes réunis au Zénith à Paris, le Premier ministre candidat Lionel Jospin a refusé avec force le "communautarisme", en s'engageant à tenir auprès des communautés juive et musulmane de France un "langage de fermeté, d'unité, de respect et de raison".

"Je souhaite que l'émotion soit constructive et respectueuse", a-t-il dit à propos des manifestations de dimanche.