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Quand le
négationnisme s'invite à l'université |
Vendredi 14 janvier 2000 |
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Une enquête en dix articles sur l'historique de la tentative de prise de pouvoir des négateurs de la mémoire dans l'université lyonnaise. |
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Le ciel de la capitale des
Gaules se charge des cendres des 400.000 livres brûlés dans
l'incendie de la bibliothèque inter-universitaire. Diplômes de
complaisance, professeurs échangistes, concours truqués, le Poulpe
secoue une ville qui perd ses facultés. Commandez le livre
avec alapage I - L'affaire Jean Plantin, le bébé éprouvette du négationnisme 17/01/2000 Il y a vingt-et-un ans, le 3 janvier 1979, Primo Levi écrivait dans le Corriere della Sera à propos de l'affaire Faurisson qui venait d'éclater en France: "Qu'ont donc fait les autorités universitaires et la Justice ? Elles ont toléré que vous, niant les morts, vous les tuiez une seconde fois". L'activisme négationniste de Robert Faurisson, professeur de littérature à l'université Lyon 2, depuis longtemps lié à l'extrême-droite, a rapidement été orchestré et médiatisé par différents groupes et revues issus de l'ultra-gauche comme La Vieille Taupe de Pierre Guillaume ou La Guerre Sociale de Joseph Benhamou. La volonté de donner une légitimité aux thèses affirmant l'inexistence du génocide et des chambres à gaz, les a conduit à tenter de trouver de nouveaux appuis dans l'institution universitaire. Le choix de la ville de Lyon, comme laboratoire de cette politique d'infiltration n'est pas dû au hasard. Après mai 1968, la reprise en main du monde étudiant s'était traduite, au bord du Rhône, par la création de l'université Lyon III et la nomination à sa présidence d'un responsable du Service d'Action Civique, une milice politique gaulliste composée pour une bonne moitié de repris de justice et de militants d'extrême-droite. En quelques années de recrutement sélectif, va s'opérer sur ce campus une collusion entre la droite lyonnaise respectable et les cercles extrémistes. La naissance du Front National, en 1972, donnera un coup d'accélérateur à cette alliance dont une des conséquences lointaines prendra la forme du coup de force de Charles Millon au Conseil Régional en 1998. Au cours des vingt dernières années, l'université lyonnaise a été associée en permanence aux offensives des "assassins de la mémoire", et nous avons choisi d'en présenter les dix principaux épisodes en remontant peu à peu vers la source. Une bibliographie ainsi qu'un panorama de la presse brune compléteront cet ensemble de textes et de documents dont un grand nombre sont inconnus du grand public. Très souvent, seul le travail de quelques organes de presse et d'associations (Cercle Marc Bloch, Sos Racisme, Golias, Mrap, Hippocampe, Unef-Id) a permis que ces affaires ne soient pas enterrées. La mise à disposition, sur amnistia, de cette base de données est une manière de prolonger l'exergue de "Si c'est un homme" de Primo Levi: N'oubliez pas que cela fut,
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